La fête du travail au Haras de la Potardière.

Ma femme adore les chevaux.
Quand le haras de la Potardière m’a convié à découvrir leur domaine, dans une région que nous connaissons mal de surcroît, un grand élan positif nous a poussés. Un week end dans la Sarthe à la recherche  des petits châteaux secrets…

Aussi, nous avons pris la route le 30 avril, le temps se dégradait. Dans les derniers kilomètres, sous la pluie battante, nous nous sommes enfoncés dans la campagne verte. A travers la vitre toute perlée le château nous apparut pour la première fois.

première vue du château

Belle bâtisse ! Grand espace !

ciel en bagarre et chevaux paisibles

L’histoire et son imbrication dans le terroir me fait toujours vibrer. Quand nous prenons le temps de l’analyser, elle explique notre monde actuel. Qui pouvait bien avoir construit ce domaine ? Comment vivez ils autrefois ? En pénétrant dans le domaine, j’étais envahi par ces ombres du passé, ces personnes qui ont fait notre territoire présent. Je n’allais pas être déçu.

 

Première rencontre

La propriétaire des lieux nous accueille. Elle nous conduit à notre chambre, le parapluie est de rigueur. La passion du château l’anime, nous sentons à travers elle l’authenticité des lieux, le charme opère. Elle annonce fièrement : ici nous fabriquons des souvenirs. En effet nous ne comptons plus le nombre de mariages fêtés ici !

Sur le piano du salon quelques photos du mariage de sa fille  donnent l’ambiance.

Nous montons à l’étage par un escalier de bois. Tout craque sous nos pieds. La clef grince, la porte s’ouvre sur  notre chambre d’une nuit. La chambre verte !

Ses fenêtres s’ouvrent sur le devant du château. Nous avons l’impression de retourner 2 siècles en arrière: parquet en bois cirés, grandes fenêtres aux lourdes persiennes, cheminée de marbre, hauts plafonds.

vue sur le parc

Premier tour dans le parc

Hélas la pluie ne cesse pas, le froid s’est aussi installé, nous sommes bien  conscients que nous ne verrons pas le haras sous son meilleur jour.  Voici entre 2 ondées, quelques photos et une vue 360.

 

Avant que la nuit tombe, nous choisissons d’aller souper à Malicorne, Village recommandé par nos hôtes. Un très bon conseil.

Malicorne sur Sarthe

Quelques pas dans le village. Le grand moulin sous l’orage. Le soleil se décide à percer.
La ville, dans un passé récent, a utilisé la force de la rivière pour ses activités.

Repas à « La petite auberge ». Mets délicats. Installés près de la cheminée, nous savourons.

S’en suit une discussion avec le propriétaire. Il voit une de mes photos prises avec mon iPhone. Il la relaye sur une page facebook. Le moulin abrite la toute nouvelle association des artisans d’art de Malicorne !

 

Nuit tranquille, réveil ensoleillé.

Nous prenons le petit déjeuner au château. Le cadre et le calme nous ravirent.  En revanche nous aurions aimé un aperçu des produits locaux, voir du « fait maison », ce fut un classique français, probablement un matin sans inspiration. L’employée de service nous égaye. C’était son tout premier jour à officier.

les croissants du matin

Retour à Malicorne. Le musée de la céramique

Le musée de la céramique de Malicorne est ouvert le 1er mai… Allez hop, une visite s’impose.
Remarquables œuvres d’art. Le passé prestigieux de l’industrie d’art avec ses plats ajourés. Exceptionnel.
Aussi cela semble naturel que les artistes faïenciers s’installent dans la ville.

Visite d’un atelier d’une artiste

l’artiste en plein travail

Une nouvelle association d’artisan ouverte juste la veille.
Belle rencontre : Dominique Bourneuf, initiateur de l’ancien Collectif des métiers d’art, nous explique : « Nous souhaitons faire de Malicorne une cité de tous les métiers d’art, faire venir de nouveaux artisans. Le public aura la possibilité de passer une journée entière à découvrir toutes les richesses du savoir-faire de nos artisans ou se promener en barque. »

 

 

 

Au revoir au Haras.

Nous quittons le haras avec un peu de nostalgie et de tristesse. Le temps maussade certes, et le temps qui nous a manqué pour mieux faire connaissance avec les propriétaires qui ont mérite énorme à maintenir et faire vivre ce magnifique domaine. Bientôt de gros travaux de rénovations seront engagés, et la relève familiale reprendra le flambeau.

Le haras semble hors du temps, et pourtant si imbriqué dans notre temps moderne et nos rythmes de fou :  rentabilité, exigence des clients,  concurrence et internet…

François et Marie-Yvonne Benoist  connaissent bien l’histoire du château de la Potardière. Ils ont quasi fusionné avec le domaine. C’est d’ailleurs le grand-père maternel qui a acheté la propriété et l’a transformée en haras dès 1940.

Les propriétaires de petits châteaux ont bien des difficultés à maintenir ces joyaux historiques. L’entretien coûte cher et les aides publiques se sont raréfiées.

Le domaine a évolué, pour les besoins de financement, en hôtel et vastes salles de réceptions, pour le bonheur de nombreuses familles qui viennent fêter un événement, ou visiter la région, notamment le zoo de La Flèche. L’élevage de pur-sang anglais est toujours d’actualité, les chevaux paissent tranquillement dans les prairies jouxtant le château. En revanche pas touche ! Les chevaux sont protégés. On regarde de loin.

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